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Mari vient d avouer boire

Par Profil supprimé

Bonjour,

J ai connu mon mari il y a 2 ans. Avant notre rencontre il buvait bcp suite à une rupture douloureuse. Après notre rencontre il buvait je dirais normalement un ou 2 apéro par semaine. Et peut être 1 ou 2 bière quand quelqu un venait en journée.

Il y a 3mois nous avons découvert son foie malade. Il a décidé de lui même de bcp réduire alcool et consommation de gras.
3 semaine après il a fait une crise d épilepsie, la première. Sevrage alcoolique évoque.
Il décide de ne plus toucher une goutte.
Seulement presque 2 mois après cette crise il m avoue Qu il boit en cachette. Pas tous les jours, et juste une gorgée ou 2.

Qu'il ne veut pas mais que c'est plus fort que lui. Il m'avoue avoir un problème. Il veut se faire aider. Mais par quoi commencer ? Comment lui refaire confiance après cela ? Il a jeter. Les bouteilles d alcool que nous avions.
Il a honte. Son traitement épileptique lui donnant des sensations d ébriéte, je mettais ces sensations sur le cachets, du coup non.
Pendant 1 semaine nous avons été en vacances il n à pas touché une goutte. Il se sentais bien, même si parfois il ressentait l envie de boire.

Il n à jamais bu à être bourré.
Y a t il une chance Qu il guérisse ?

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3 réponses


Moderateur - 29/07/2019 à 18h52

Bonjour Nuggets,

Votre mari a conscience de son problème et ne boit pratiquement plus. Vous êtes déçue par son mensonge et son incapacité à être "abstinent" total mais déjà les faibles quantités bues lui font bien moins de mal que ce qu'il pouvait boire auparavant. De notre point de vue, à distance, votre mari a déjà fait un bon bout de chemin. Il souffre par contre de culpabilité et, dans sa situation, c'est très difficile d'avouer qu'il n'arrive pas à arrêter complètement de boire. Mais il l'a fait finalement et ça veut dire qu'il y a une relation forte entre vous. C'est sur cette base que vous pouvez lui refaire confiance même si vous devez vous attendre aussi à ce que la situation puisse se reproduire. Ce n'est pas forcément très "grave" (cela dépend) et l'important c'est que vous puissiez en parler tous les deux et que vous soyez là pour l'encourager.

C'est difficile d'arrêter totalement l'alcool mais c'est évidemment possible. Au stade où en est votre mari je crois qu'il faut lui recommander de rejoindre un groupe d'entraide. Cela lui donnerait sans doute le petit supplément d'âme dont il peut avoir besoin pour atteindre son objectif d'abstinence.

Il existe plusieurs associations nationales offrant des groupes d'entraide : Alcooliques Anonymes, Alcool Assistance, Vie Libre, la Croix bleue, la fédération nationale joie et santé... Je vous renvoie aux informations que vous trouverez sur Internet à leur sujet.

Enfin, pour information, il arrive rarement aux personnes alcooliques d'être "bourrées". L'accoutumance à l'alcool leur permet d'absorber de grandes quantités sans être totalement ivre. Cela peut surprendre mais c'est justement le fait de boire et de ne pas être bourré qui est plus susceptible de conduire vers l'alcoolisme. Les personnes qui sont rapidement "bourrées" ne supportent en fait pas l'alcool et s'arrêtent de boire plus tôt que les personnes qui en ressentent moins les effets.

Bonne continuation,

le modérateur.

Profil supprimé - 30/07/2019 à 00h04

Merci beaucoup pour votre réponse.
Il a été voir son médecin aujourd hui et il lui a parlé de la situation. Le médecin a décidé avec accord de mon mari de le faire hospitaliser pour l'aider au sevrage pendant 8 a 10 jours.

Et par la suite de lui faire effectuer un séjour d'un mois dans un centre mais je ne sais pas trop pourquoi.
A ce jour il n'a pas bu depuis 48h,d'apres ces dire et je vois la différence.
Le médecin lui a dit qu'en attendant l hôpital il fallait qu'il boive quand il en ressent le besoin mais maxi 2 verres pour éviter les crises de manque et ainsi de refaire une crise d'épilepsie.

Il a l'air décider à arrêter, il dit ne plus vouloir vivre ainsi et ne plus vouloir prendre le risque de me perdre. Il sait que par moment ee sera dur et il compte sur moi pr l aider à surmonter ses envies.
Ce soir il voulait prendre un apéro puisque le médecin l y autorise. Mais après réflexion c'était plus une envie qu'un besoin il a dit qu'il préférait s'en passe si il y arrivait. Et il a réussi, il s'est occupé en jouant avec ma fille.
Donc 2 jours et demi sans boire.
Il se sent mieux de nous l'avoir avoué, inconsciemment il espérait que je le vois.
Effectivement il culpabilise beaucoup, énormément. Mais il ne voyait pas la manière dont il pouvait s'y prendre pour m en parler.

Savez vous si les programme d'aide comme celui qu'il va intégrer sont fiable ? Il compte beaucoup sur ces 8 jours d hôpital pour voir des addictologue et d autre personnes dans son cas. Mais je ne suis pas sûre que pendant cette semaine se sera le cas.
Peut être que cela sera plus pendant le mois ou il va partir.

Une séparation plus que nécessaire mais qui va être très difficile à vivre car il sera en plus loin de la maison, je ne pourrait pas aller le voir souvent. Et il supporte très mal d etre séparé de moi et de ma fille.

Pouvoir avoir des réponses m'aide beaucoup.

Bonne soiree

Moderateur - 30/07/2019 à 11h10

Bonjour,

Bien que la prise en charge proposée, notamment l'hospitalisation, paraisse bien lourde au regard de la situation de votre mari qui a pratiquement arrêté, au moins les choses avancent. Il est vrai que les crises d'épilepsie sont provoquées par le manque mais il semble presque avoir dépassé ce stade. J'ai l'impression que votre mari veut s'en sortir vraiment et donc c'est positif. Il est possible qu'il doive faire cette hospitalisation aussi pour pouvoir accéder à la cure. Il sera surveillé médicalement et entrera en cure sans doute dans de meilleures dispositions physiques. Il y rencontrera bien sûr, pendant ces 8 jours, des professionnels de santé spécialisés dans les addictions.

La cure d'un mois est un moment qui peut l'aider à se poser et à se consolider. S'il a envie de la faire, s'il en est d'accord alors c'est une bonne idée malgré les inconvénients. Il n'est pas sûr que vous puissiez le visiter, cela dépend du règlement de la structure d'accueil et il n'est pas rare que les proches ne puissent pas venir, au moins les premiers temps. C'est un moment d'isolement où il est entouré de thérapeutes et où il se consacre à sa reconstruction.

En revanche il faudra penser aussi à la sortie : il aura besoin d'interlocuteurs pour un suivi ou d'une entraide. C'est préventif de la rechute, cela permet de s'appuyer sur quelqu'un en cas d'envie de boire ou de difficultés personnelles, avant que celles-ci ne reconduisent à une alcoolisation. Les cures sont une aide précieuse mais les rechutes sont nombreuses : elles ne font pas tout à elles toutes seules. L'accompagnement au long cours dans le cadre de vie habituel est vraiment aussi une aide souvent nécessaire.

A nouveau je renouvelle ma suggestion qu'il cherche un groupe d'entraide. Il peut aussi, par exemple par l'intermédiaire de son médecin ou en contactant notre ligne d'écoute, se mettre en relation avec un CSAPA (Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). Les professionnels d'un CSAPA accompagnent les patients sur le long terme (avant, pendant et après le sevrage et la cure). Les consultations sont sur rendez-vous et gratuites.

Cordialement.

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